L'Afrique chevauche l'équateur et englobe de nombreux climats ; elle s'étend des régions tempérées du nord aux zones tempérées du sud. À cause du manque de précipitations régulières et d'irrigation, tout comme de glaciers ou de systèmes montagneux aquifères, il n'y existe pas de moyen de régulation naturel du climat à l'exception des côtes.
Étymologie
As d'Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant, tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds.
Mosaïque de la Domus Africa de ThysdrusLe mot Afrique provient du mot Ifren et c'est une divinité berbère et aussi une tribu berbère les Banou Ifren[3],[4].
Le mot « Afrique » pourrait provenir du nom "Afridi", une tribu qui vivait en Afrique du Nord près de Carthage[réf. nécessaire].
Aussi, en berbère le mot " Avrik" " Averkan" veut dire noir. Le nom Afrique désignerait par le mot berbère Avrik, la couleur de la majorité de ses habitants.
Il se peut aussi qu'il provienne du berbère Taferka « terre », « propriété terrienne ». Celui qui vit sur une terre est nommé Aferkiw, cela a donné africanus en latin, dont le territoire correspond à la province romaine d'Afrique. Ce nom a donné en arabe إفريقيا ifrīqīyā qui désignait jadis l'actuelle Tunisie et aurait donné la désignation de l'Afrique dans son sens moderne par les nouveaux venus[réf. nécessaire]. Il est aussi possible que le mot descende du grec aphrike (« sans froid »), du latin aprica (« ensoleillé »), ou d'un autre terme latin africus (ventus) désignant en Campanie, le « vent pluvieux » en provenance de la région de Carthage, puisqu'à l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » cette partie nord du continent.[réf. nécessaire].
Selon d'autres chercheurs, le mot Afrique vient de la tribu des Banou Ifren( tribu Amazigh)[5],[6] [6] [7]. L'ancètre des Ifren est Ifri, ce radical Ifri qui a donné le mot Ifriquia à l'époque romaine. Et ce sont les romains qui ont donné ce nom aux habitants de la Tunisie. Ifren est l'ancêtre de la tribu Banou Ifren appelée aussi Iforen ou Ifuraces ou Afer[7] [8]( grotte ou caverne en langue berbère selon Ibn Khaldoun). Ifri est aussi une divinité amazigh[8] [9][9],[10] [10]. D'autres chercheurs désignent les Banou Ifren étant les habitants de l'ancienne Ifriquia et que le nom d'Afrique découle de la nomination de la tribu des Banou Ifren [11],[12].
De plus, Banou Ifren sont les Ifuraces, tribu qui rassemble les Afar. Les Ifuraces habitaient l'ancienne tripolitaine étant des Zénètes Berbère que Corripus a désigné dans son livre de Johanide.[13],[14].
Empires et royaumes médiévaux
En Afrique de l'ouest, depuis le VIe siècle au début du millénaire suivant, la grande activité commerciale et les terres fertiles y ont favorisé l'émergence de royaumes et d'empires puissants tels que la civilisation Nok, l'empire du Mali, l'Oba du Benin, le royaume du Kanem-Bornou, le Dahomey, le royaume d'Oyo, l'empire Ashanti, l'empire du Ghana, l'empire Songhai et l'empire Djolof, Empire Kongo, Empire peul du Macina, Royaume bambara de Segou, Empire Monomotapa.
La création de l'empire du Mali, appelé aussi Mandé ou Manden, est sans doute l'un des plus grands évènements de l'histoire de l'Afrique. Il eut lieu en 1235, lorsque Sundjata Keita ou Soundiata Keïta gagna avec son armée la bataille de Kirina. Sundjata devint alors roi des rois ou empereur, et est considéré comme l'un des plus grand héros de toute l'Afrique, bien que la transmission orale de son histoire ait sans doute contribué à lui donner les caractéristiques d'un héros de conte. Il dota son empire d'une constitution, la charte de Kurukan Fuga ou charte du Manden, en 1236, qui s'apparente en certains points à une déclaration des droits de l'homme. Cette charte, transmise oralement de génération en génération, affirme notamment le droit à la vie, la préservation de l'intégrité physique, la tolérance, le respect des sages et marabouts, le principe d'éducation des enfants par tous, d'association des femmes à la politique, le bon traitement des esclaves... Il est même fait mention d'une suppression de l'esclavage, mais celui-ci a continué dans les faits. La charte donne également des règles économiques, et concernant la guerre. [15] [16]
A l'est, le royaume éthiopien donne suite au royaume d'Axoum qui développe ses relations commerciales entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Inde[17].
Enfin en Afrique australe, occupée initialement par les peuples Khoïsan puis Bantous, le Grand Zimbabwe, centre de l'Empire Monomotapa, apparaît dès le IVe siècle av. J.-C..
Des fédérations plus lâches de cités-États telles que les Yoruba et les Haoussa virent également le jour, mais la plupart de ses royaumes virent leur puissance tomber avec l'installation de ports européens en Guinée[18].
L'islamisation
À partir du VIIe siècle, les armées Arabes envahirent et colonisèrent l'Afrique du Nord. Le commerce caravanier et l'expansion islamique nouèrent de nouvelles relations entre les deux Afrique. L'islamisation se fit aussi bien de manière pacifique que militaire. En Afrique, ce sont souvent les ethnies initialement islamisées, qui propageront cette religion.
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La traite des Noirs
Médaillon officiel de la Société britannique anti-esclavage. L'inscription dit : « Ne suis-je pas un homme et un frère ? » Articles détaillés : Esclavage, Traite des Noirs et Traite arabe.
L'Afrique Noire eut ses premiers contacts avec le monde arabe au VIIe siècle, puis avec les européens au XVe siècle. Ces derniers établirent des comptoirs concurrents de la traite orientale ; d'abord pour commercer, ensuite aussi pour la traite des Noirs à l'origine de la diaspora africaine.
L'Afrique du Nord en s'islamisant, est passée de la civilisation islamique à l'ottomane, sauf la partie du Maroc qui a stoppé l'avancée ottomane à Fès, la capitale du Maroc antique et la kabylie qui n'a pas connu d'envahisseurs étrangers.
La colonisation
Articles détaillés : Afrique au XIXe siècle, Colonialisme et Colonisation.
Au XIXe siècle, après l'abolition de l'esclavage, les États européens se sont installés en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne grâce à leur avance technologique et malgré la résistance des peuples africains. Les puissances coloniales se partagent l'Afrique lors de la conférence de Berlin en 1884-1885. L'exploitation des ressources naturelles et humaines africaines continua sous administration européenne jusqu'au XXe siècle. Deux pays échapperont néanmoins au partage de l'Afrique: le Libéria indépendant depuis 1847 et l'Éthiopie qui a su rester indépendante en infligeant une défaite aux italiens à la bataille d'Adoua en 1896, faisant de cette victoire la première d'un pays africain sur les colonialistes.
La quête de l'autonomie politique et les indépendances
Article détaillé : Décolonisation de l'Afrique.
Les aspirations nationalistes africaines menèrent aux indépendances qui s'étalèrent de 1910 à 1975 suivant les pays. L'Afrique fut jusqu'aux années 1990 instrumentalisée par les puissances de la guerre froide.


